• Comment j'ai écrit Le Coeur de Pierre...

     

    L’écriture de ce roman est passée par plusieurs étapes…

     

    Nouvelle…

    Au départ, je l’ai rédigé comme une nouvelle, pour un concours que je n’ai pas remporté. Tout a commencé par un message reçu par une amie d’Internet, un lien vers ce concours de nouvelles pour enfants…

     

    J'ai cherché des idées pour écrire, pour faire quelque chose qui ne soit pas trop du "déjà lu". Un récit dans lequel je pourrais mettre une partie de moi, car c'est cela écrire, c'est mettre une partie de soi dans son histoire.

    Puis je me suis demandé ce qui pourrait me donner une idée, me disant que le héros devait être un petit garçon. Il faudrait qu'il soit accompagné d'un adulte pour le guider. Et qu'est-ce qui les lierait? Quelle serait leur histoire?

     

    Et puis, en me promenant dans mon quartier, je suis passé devant une maison qui me fascinait depuis que j'étais toute petite. Une magnifique maison avec une cigogne sur le toit. J'ai su à cet instant que mes personnages ne pouvaient habiter un autre endroit que celui-ci.

     

    Mais restait toujours le problème de savoir sur quel fait j'allais bâtir mon histoire, et quelle histoire j'allais raconter.

     

    Je crois que l'idée est venue d'elle-même. Je ne saurais pas trop expliquer comment elle m’est venue. J'ai su ce que j'allais écrire. C'était tout.

     

    Senlis

    Mes personnages sont donc devenus Pierre Melet, un écrivain d'une quarantaine d'années que l'imagination a quitté et Thomas, un petit garçon de cinq ans (âge de mon plus jeune frère à ce moment-là) qui cherche sa famille. 

     

    J'ai construit mon histoire autour de ces deux personnages, différents et pourtant très semblables par bien des aspects. Les faire vivre dans la même ville que moi était logique car je ne connaissais pas grand-chose des autres villes. Il vaut mieux écrire sur ce que l'on connaît et ce que l'on aime, cela évite de se sentir mal à l'aise et de le faire ressentir au lecteur. 

     

    Je me suis servie de ma propre expérience, aussi bien pour les sensations de l'écrivain en manque d'imagination que pour la douleur de la perte d'un être cher ou encore la découverte de lieux aussi beaux que le Château de Chantilly et la galerie de Psychée. Et pour le reste, une bonne dose d'imagination. 

     

    C'est ainsi que j'ai écrit une trentaine de pages. Une fois que je m'étais relue et que j'avais fait lire mon histoire à ma mère, j'ai envoyé ma nouvelle au concours.

     

    Quelques mois plus tard, j'ai reçu un courrier m'annonçant que malgré l'intérêt littéraire de ma nouvelle, je ne correspondais pas aux critères de sélection.

     

    Légèrement déçue, mais pas vraiment étonnée, j'ai mis de côté ma nouvelle et j'ai continué d'écrire diverses choses. Sans jamais rien terminer ou en me consacrant davantage aux fanfictions que je prends un grand plaisir à écrire.

     

    Roman régional…

    Et puis, en voyant les commentaires positifs laissés sur les fanfictions que je publiais sur Internet, j'ai eu envie d'écrire pour être réellement publiée, pour être lue par d'autres que mes amis ou ma famille.

     

    J'ai donc repris ma nouvelle, avec la ferme intention d'en faire un roman publiable.

    Ainsi, et pour être certaine de ne pas faire d'erreurs dans mes descriptions, j'ai revisité les endroits que je cite dans mon roman : Chantilly, Senlis, le Bourget, les Etangs de Commelles... Photos, notes sur un calepin, tests de goûteuse pour certains repas décrits... C'était long mais très agréable.                                                                                                         

    Chantilly

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bourget

     

    Etangs     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Puis, écriture. 

    Je me suis fixée un objectif d'environ 70 pages pour l'ensemble de mon roman. C'est ce qui a été le plus difficile pour moi, car j'avoue ne pas aimer me fixer un minimum à atteindre... Et encore moins un maximum (cela me freine irrémédiablement dans mon écriture). Il y a eu des périodes où je n'arrivais pas à écrire. Soit parce que je n'avais pas d'idées pour certains passages, soit parce que je n'arrivais pas à tourner mes phrases. Je savais ce que je voulais dire, mais je n'arrivais pas à l'écrire. C'est très frustrant, vous pouvez me croire. 

     

    Et finalement, un après-midi, j'ai réussi à écrire le dernier chapitre qui me manquait. J'ai senti que je pouvais le faire, que je savais comment écrire ce que j'avais en tête. L'excitation de l'écriture était au rendez-vous.

    Et j'ai terminé mon roman. Au total, 67 pages d'écriture. Objectif atteint car il ne sert à rien de rajouter des choses juste pour faire 70 pages. Mieux vaut privilégier la qualité que la quantité.

     

    C'est ainsi que j'ai terminé d'écrire mon premier roman. Le processus aura duré 4 ans, avec une longue période de pause entre le début et la fin. J’ai commencé à l’envoyer à des éditeurs… Et puis, je me suis arrêtée, prise par mes études et mon travail.

     

    Un roman fantastique…

    Finalement, j’ai commencé à réécrire mon roman, en y apportant quelque chose de nouveau, une dimension qui, je m’en suis rendue compte, manquait dans mon histoire… Il y avait une chose que je n’avais pas utilisée alors qu’elle représentait un potentiel pour mon roman.

    Le second bénéfice de cette réécriture est que cela me permet de reprendre depuis le début mon manuscrit en changeant mon écriture qui a évolué depuis 2006.

    Enfin, cela me permettra également de présenter aux éditeurs un roman plus facile à « catégoriser », ce qui reste un élément important pour une future publication.


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :