• L’histoire d’une histoire

    Les Brumes du Destin n’a pas non plus une histoire très linéaire… Il s’est passé beaucoup de choses avant que ce roman ne soit terminé.

    De concours en concours…

    Au départ de ce roman, il y a une nouvelle. Encore ! Alors que je finalisais l’écriture de mon premier livre Le Cœur de Pierre, je suis tombée sur un concours de nouvelles sur le thème « légendes celtiques ». Les nouvelles qui seraient sélectionnées seraient publiées dans un recueil. J’ai donc cherché une idée liée à la culture celte : allais-je parler de Merlin, de sorciers, de la nature ? Il y avait beaucoup de sujets, mais aucun ne me touchait réellement.

    Et un soir, alors que j’étais couchée, j’ai entendu le générique d’une série télévisée… Une série policière mais dont le rythme de la musique m’a immédiatement fait penser à un pays que j’avais visité un an plus tôt : l’Irlande. Je me suis levée, ai allumé mon ordinateur et j’ai commencé à taper quelques phrases tout en faisant quelques premières recherches.

    En quelques jours, j’avais écrit ma nouvelle Le Cri de la Banshee, l’histoire d’un jeune noble breton, Romaric d’Allérac, qui partait en Irlande pour découvrir les terres natales de sa mère.

    Après plusieurs relectures, j’ai envoyé un e-mail avec ma nouvelle pour participer et quelques mois plus tard, je recevais une réponse m’informant que je n’avais pas été retenue pour le recueil.

    Bien que déçue, j’ai continué à travailler sur Le Cœur de Pierre.

    Puis, coup de théâtre ! Quelques semaines plus tard, je tombe sur une annonce incroyable pour moi : Maxime Chattam, auteur que j’admire depuis des années, est le parrain de la première édition du concours de nouvelles Je Deviens Ecrivain. Concours organisé par les éditions Ipanema et le groupe Carrefour pour le lancement de leur liseuse Nolim.

    L’histoire d’une histoire

    Je me suis empressée d’aller sur le site pour voir les conditions d’inscription et le thème imposé pour la nouvelle. La seule obligation donnée par Maxime Chattam : intégrer un mouchoir dans l’histoire.

    Pour moi, c’était comme si c’était fait ! J’ai repris ma nouvelle Le Cri de la Banshee, y ai ajouté un mouchoir qui a sa propre histoire et je me suis inscrite pour participer !

    Le destin du Cri de la Banshee

    J’avais peu d’espoir mais beaucoup de rêves. Au fil des semaines, je voyais les différentes nouvelles du concours sur le site et j’en lisais certaines qui étaient très bonnes. Mais je n’ai pas abandonné et ma mère a joué le rôle d’agent littéraire avec un enthousiasme débordant. Pourquoi ? Parce que pour passer la première étape de sélection, il fallait totaliser assez de votes de lecteurs pour être parmi les 10 nouvelles les plus aimées.

    J’ai donc créé mes premières cartes de visites et nous les avons distribuées partout où nous le pouvions.

    L’histoire d’une histoire

    La libraire de Lamorlaye a même joué le jeu en diffusant une copie de ma carte sur sa page Facebook pour m’aider. Pourtant, nous ne nous étions rencontrés qu’une seule fois lors d’une séance de dédicaces de Maxime Chattam. Mais son enthousiasme m’a beaucoup touché.

    La nouvelle a été mise en ligne le 17 octobre 2013.

    Et le 3 décembre :

    L’histoire d’une histoire

    J’étais dans ma chambre, chez mes parents, quand j’ai vu ce mail. J’étais tellement heureuse que j’ai hurlé de joie, inquiétant ma mère qui pensait que je m’étais blessée ! Quand je lui ai annoncé que je faisais partie des 11 nouvelles sélectionnées pour une place en finale, elle a été aussi excitée que moi !

    Je n’arrivais pas à y croire. J’avais été sélectionnée par les lecteurs du site parmi plusieurs centaines de nouvelles.

    Mais le concours n’était pas encore fini. Il fallait désormais passer la sélection plus professionnelle du jury parrainé par Maxime Chattam. Je pensais qu’il faudrait encore attendre un certain temps, mais trois jours plus tard :

    L’histoire d’une histoire

    Cette fois, j’étais sonnée ! Je suis restée à lire le mail et j’ai annoncé à ma mère avec un immense sourire que j’étais en finale ! Je faisais partie des cinq finalistes grâce à ma nouvelle.

    Le 18 décembre 2013, je me suis donc rendue à Paris avec ma marraine pour assister à la soirée de remise du prix, en croisant les doigts. Bien sûr, j’avais lu les autres nouvelles finalistes. Je ne pensais pas gagner. Mais j’étais déjà folle de joie à l’idée d’arriver à ce niveau.

    Lorsque j’ai croisé Maxime Chattam pour la première fois au cours de la soirée, avant qu’il annonce le vainqueur, il m’a regardé avec étonnement et m’a dit : « Tu es ici ! » Nous nous étions vus à plusieurs reprises lors de séances de dédicaces et lorsqu’il a vu mon badge de finaliste, il a été encore plus surpris. Il n’avait pas du tout fait attention aux noms des auteurs des nouvelles, preuve qu’il se concentrait pleinement sur les histoires !

    Comme je m’y attendais, je n’ai pas gagné. L’histoire choisie était cependant excellente et était d’ailleurs l’une de mes préférées sur le site. Je n’ai pas du tout été étonnée qu’elle ait été choisie. Mais le reste de la soirée a été très agréable et j’ai gardé en mémoire le conseil que Maxime Chattam m’a donné lorsque je lui ai demandé ce qu’il me fallait améliorer sur ma nouvelle : « Mettre plus d’émotions dans ton texte. A un moment donné, j’ai senti que ça montait, et finalement, non, je n’ai rien eu. Mais ce n’est pas pour rien que tu es arrivée en finale. »

    Les personnes qui organisaient la soirée et qui avaient lu ma nouvelle m’en ont dit également beaucoup de bien et étaient très enthousiastes, me souhaitant bon courage pour la suite.

    Aux anges après cette soirée, je suis rentrée des étoiles plein les yeux avec une superbe photo et une nouvelle dédicace de mon auteur favori !

    L’histoire d’une histoire

    Un roman fortement attendu !

    Après cette formidable expérience, j’ai gagné en confiance dans mon écriture et j’ai cherché un éditeur pour Le Cœur de Pierre.

    Mais en parallèle, mon père ne cessait de me demander quand j’allais écrire un roman basé sur ma nouvelle Le Cri de la Banshee. Car il voulait en savoir plus. Il voulait savoir ce qui allait arriver à Romaric après son voyage. Mais je n’avais pas d’idées et j’étais surtout très concentrée sur mes recherches d’un éditeur.

    En juillet 2014, alors que je travaillais sur les épreuves de mon premier roman avec Mon Petit Editeur, je suis partie en vacances chez ma marraine et mon oncle dans le Bassin d’Arcachon. Je ne connaissais pas du tout cette région et sa découverte m’a fait beaucoup de bien. Ce que je ne savais pas, c’était que ces vacances allaient changer ma vie de deux manières différentes.

    D’abord parce que j’avais pris la décision de partir en vacances au Japon l’année suivante et que je venais de trouver le voyage idéal que j’étais en train de programmer.

    Et ensuite, parce que ma marraine et mon oncle m’ont emmenée en promenade à Lacanau-Plage. Le bord de l’océan était très agréable et lorsque nous nous sommes promenés, les vagues s’écrasaient contre les rochers. C’était magnifique. Mais ce qui a changé ma vie, c’est la découverte d’une ancienne villa au bord de l’océan. Une maison fermée, délabrée mais dont l’ancienne beauté m’a tout de suite marquée.

    Je suis restée immobile devant cette demeure, à l’observer. Et un frisson m’a littéralement parcouru. J’ai su que j’allais écrire mon roman Le Cri de la Banshee. Je savais exactement ce qui allait se passer pour Romaric et ce que cela allait engendrer. Lorsque nous sommes rentrés à l’appartement de ma marraine et de mon oncle, j’ai envoyé un message à mon père pour lui dire que j’avais trouvé l’idée nécessaire à l’écriture du roman qu’il attendait tant !

    Un travail de longue haleine

    J’ai donc commencé l’écriture du roman en l’appelant « Projet Le Cri de la Banshee ». Mais il était clair pour moi que ce ne serait pas le titre, même si je ne savais pas encore comment je l’appellerais.

    L’écriture m’a pourtant pris beaucoup de temps. Le roman se déroulant sur trois parties différentes, j’ai écrit la troisième partie en premier pour savoir où je me dirigeais. Puis, je suis partie au Japon trois semaines et… il m’a fallu un an pour m’en remettre. Une année pendant laquelle j’ai été incapable d’écrire le moindre mot.

    Et puis, une fois que j’avais réussi à reprendre le dessus sur mon imaginaire, j’ai recommencé à écrire. Cette fois, je m’attaquais à la première partie du roman. Puis, cette année j’ai fini par écrire la seconde partie.

     


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