• Maxime Chattam - Conférence sur les Thrillers - Janvier 2013

    Arrivée aux alentours de 16h30 (en même temps que deux des organisatrices, très sympathiques au demeurant), je n’ai eu à attendre que quelques minutes pour pouvoir m’installer. Et à 16h45, j’étais assise au premier rang, n’ayant plus qu’à attendre le début de la conférence.

    Le thème : Les tueurs en série et la fascination des lecteurs pour les thrillers

    Aux alentours de 17h15, j’ai entendu quelques murmures dans la salle, et j’ai compris un « C’est lui ! ». En me retournant, j’ai aperçu Maxime Chattam, discutant avec les organisateurs de la conférence. Enfin, il est entré et a discuté un instant avec le président de l’UPTC (Université Pour Tous de Chantilly) concernant l’organisation de la soirée (séance de dédicace prévue à la fin de la conférence et de quelques questions !), puis avec quelques personnes qu’il connaît.

     

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    Le temps que les derniers arrivants s’installent, il était à peu près 17h40 quand le président nous a présenté le conférencier, avec des mots justes et un peu d’humour. 

     

    L’EXPOSE

     

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    Qu’est-ce qu’un thriller ?

    Un support censé procurer des sensations très fortes.

    Vient du verbe anglais To thrill : frissonner.

    Une façon de faire, de construire une histoire.

     

    Quelle est la raison du succès des « thrillers horrifiques » ?

    Cela est lié à l’évolution de la société. Aujourd’hui, tout est facile d’accès, on nous prémâche l’information…

    Le thriller est une littérature qui demande l’effort de lire les premières pages et qui nous happe jusqu’à la fin. Chaque chapitre nous donne de plus en plus envie de lire la suite car on est attaché aux personnages et parce que l’intrigue est palpitante.

     

    Il existe toutes sortes de thrillers (historiques, romantiques…), mais celui qui nous intéresse ici est le thriller policier. Ce genre de roman nécessite beaucoup de documentation (exemple Millénium) car les descriptions sont très importantes.

     

    Pourquoi des livres qui mettent en scène des moments très noirs ont-ils autant de succès ?

    Cela nous entraîne dans ce qu’il y a de plus sombre dans l’Homme.

     

    Il y a plusieurs périodes où la littérature policière a pris une grande importance :

    -Fin XIXème, début XXème siècles :  Conan Doyle (La Compagnie Blanche). C’est une époque où les informations sont moins brutalement transmises qu’aujourd’hui. La littérature ne va pas encore dans les moindres détails des scènes et corps découverts, mais les histoires tournent autour de meurtres.

    Années 1930 : Agatha Christie

    Années 1980 : C’est l’émergence du thriller actuel. C’est une nouvelle littérature qui va davantage dans la réalité et s’encre dans le social (polar).

    Années 2000 à aujourd’hui

     

    Quelle est la différence entre le polar et le thriller ?

    Le polar est typiquement français, il décrypte le réel des personnages et a un aspect social. Le thriller est une mise sous tension du lecteur.

     

    Le thriller est lié aux périodes de crises dans la société. C’est une littérature policière plus noire que ce qu’on vit.

    C’est très méticuleux, il y a un grand sens du détail. Ce style impose donc à l’auteur de faire des recherches pour obtenir des éléments très réalistes.

    Il peut ainsi « encrer un récit qui semble totalement fou dans le réalisme ». (Exemple : Maléfices).

    Le lecteur ne fait alors plus la différence entre la réalité et la fiction. (Exemple : Les Arcanes du Chaos).

     

    Les précurseurs du thriller sont américains :

    -Herbert Lieberman – Necropolis

    -Thomas Harris – Dragon Rouge, plus connu par la suite grâce à la suite : Le Silence des Agneaux (Remarque : d’ailleurs, Maxime a une très bonne ouïe car à ce moment-là, je murmurai le titre pour moi-même et il m’a regardé en souriant en disant « Tout à fait » en me faisant signe »).

    A cette époque en France, on découvre Serge Brussolo (Le Château des poisons / L’armure de vengeance) qui adopte le même genre de style.

    Dans les années 1990, les auteurs comme Jean-Christophe Grangé commencent à mettre en place les codes du thriller actuel.

     

    Le grand méchant de notre époque : le tueur en série

    La plupart des thrillers ayant du succès mettent en scène des tueurs en série. Ce personnage est devenu le grand méchant dont on a besoin aujourd’hui, comme l’étaient les nazis dans les années 1930/1940, puis les bolcheviks et les espions Russes pendant la Guerre Froide.

    Chaque période de l’histoire a son grand méchant et depuis une trentaine d’année, il s’agit du tueur en série. Il est ce dont la société a besoin aujourd’hui pour avoir peur.

     

    Il existe plusieurs types de tueurs en série :

    -Le psychotique : il est irresponsable de ses actes (exemple : Richard Ramirez), totalement fou, il n’y a pas de besoin particulier derrière ses crimes. Ils ne représentent que 5% des tueurs en série.

    -Le psychopathe et le sociopathe : 95% des tueurs en série.

    Le sociopathe s’est construit à travers ce qu’il a vécu.

    Le psychopathe se construit davantage à travers la société, mais aussi à travers son vécu. Certains scientifiques pensent qu’il peut y avoir un lien avec la génétique et l’hérédité.

    Ces deux types de tueurs sont totalement responsables de leurs actes. Ils sont conscients du bien et du mal et ils ont besoin de tuer pour exister.

     

    On peut mettre à part les tueurs de masse. Ces cas particuliers doivent amener la société à réfléchir sur le « pourquoi » de leurs actes. Les médias mettent l’accent sur eux et cela contribue probablement au passage à l’acte de personnes fragiles. Il faudrait donc éviter de diffuser leurs noms, leurs revendications et leurs méthodes. Il faut cesser de les « glorifier » aux yeux des personnes fragiles mentalement.

     

    Dans le terme de tueur en série, il y a une notion importante qui est celle de la récidive. Dans les années 1970, le FBI donne cette définition : « Individu qui a tué – ou était en voie de tuer – au moins 3 personnes qui ne se connaissent pas entre elles. Il n’a pas de mobile particulier et tue au gré de ses fantasmes personnels. »

     

    Au XXème siècle, on a compté 298 tueurs en série emprisonnés puis libérés à la fin de leur peine. 298 d’entre eux ont récidivé. Cela montre que le tueur en série est irrécupérable.

    En France, le taux de récidive moyen est 66% (tous crimes compris).

    Dans les années 1980, une expérience avait été menée. On avait réquisitionné un ancien fort de l’armée en Normandie et on y avait placé plusieurs détenus en fin de peine lourde pendant deux ans pour leur réapprendre à vivre en communauté (apprendre un métier, retaper le fort, s’entraider, s’occuper d’animaux, jardiner…). L’expérience était concluante puisque le taux de récidive à la sortie était alors de 10%. Mais le coût était 3 à 4 fois plus élevé que celui d’un emprisonnement normal. L’expérience a donc été arrêtée.

    Cela montre que quand on veut réinsérer quelqu’un (hors tueur en série), on le peut en y mettant les moyens.

    « On a la société qu’on mérite » dit alors Maxime Chattam.

     

    Le tueur en série est différent. Par exemple Ed Kemper (167 de Q.I.) est l’un des rares tueurs en série à s’être rendu. Cet homme avait une vraie réflexion sur lui-même et jouait avec son psy (il lui est déjà arrivé de se rendre à une séance de psychanalyse avec le corps d’une de ses victimes dans son coffre et le psy estimait alors qu’il faisait d’énormes progrès et réussissait à combattre ses démons).

     

    Un tueur en série est un individu qui n’est pas à sa place dans la société dans laquelle il vit.

    Maxime Chattam prend l’exemple suivant :

    Vous prenez un coup sur la tête et vous vous réveillez dans 300 ans. On vous dit que la société est bien meilleure que celle que vous avez connu mais que tout fonctionne différemment. Vous êtes obligé d’aimer une personne du même sexe que vous, sinon vous allez en prison.

    Or, vous vous êtes construit d’une toute autre manière, dans l’idée que vous ne pouviez aimer qu’une personne de sexe différent. Pour vous adapter à la société dans laquelle vous vous trouvez, pour ne pas aller en prison, vous allez faire semblant, mais au fond, votre construction n’est pas adaptée à la société dans laquelle vous vous trouvez.

     

    Le tueur en série a construit son système de survie autour d’un noyau très noir, lié à la souffrance de l’autre, à la destruction. Il n’a aucune empathie et le meurtre est le seul moyen pour lui d’éprouver des émotions stimulantes. Ce cadre se construit dans l’enfance et l’adolescence et on ne peut pas le changer.

    C’est une question de survie pour le tueur en série.

    La plupart d’entre eux ont eu des enfances difficiles et traumatisantes, mais pas tous. A contrario, tous les enfants ayant eu une enfance traumatisante ne deviennent pas des tueurs en série.

     

    La société a-t-elle un rôle dans leur développement ? Ou naissent-ils avec ces prédispositions ? On ne sait pas.

     

    Le tueur en série est l’incarnation parfaite du monstre moderne.

    Il est comme nous, mais ses fantasmes sont si sombres qu’il nous échappe, comme s’il appartenait à un autre monde.

    Il est le croquemitaine des temps modernes.

    Il y a plusieurs raisons qui ont fait se développer ce phénomène de tueurs en série :

    -Depuis le XVIIIème siècle, l’industrialisation ne s’est pas arrêtée et l’individu a pris de moins en moins d’importance dans nos sociétés.

    -La religion a été remise en question.

    -On a remis en question les croyances populaires et le folklore.

    -La psychanalyse s’est développée.

    Au final, on se met à douter de plus en plus et à tout rationnaliser à outrance. On cherche des explications à tout, on déconstruit les mythes et donc le cadre de construction de l’individu.

     

    Le tueur en série manque d’humanité.

    Il nous permet également de nous poser une question : pourquoi fonctionne-t-il aussi bien dans la littérature et le cinéma modernes ?

    Nous sommes dans une période de crise, la société nous semble plus violente que celle d’autrefois. Or, ce n’est pas totalement vrai. Les périodes de crise précédentes étaient tout aussi violentes que celle d’aujourd’hui.

     

    Pourquoi y a-t-il de plus en plus de tueurs en série ?

    Nous vivons dans une société d’extrêmes et de consommation poussée qui nous pousse à tout posséder, à être le meilleur dans tout… Les déviances explosent dans ce cadre.

     

    Qu’est-ce que le mal ? Est-ce qu’il existe ?

    Ces questions sont la raison qui pousse Maxime Chattam à écrire. Il veut comprendre les profondeurs de l’Homme et l’existence du mal.

    Il nous propose la définition suivante : « Le mal moderne est un hiatus entre ce qu’est l’être humain biologiquement et ce qu’il croit devoir être avec le cadre de la société. »

    Or, nous sommes des animaux et cela a une incidence sur nos actions, sur ce que nous sommes.

     

    Les Etats-Unis sont l’un des pays qui créent le plus de tueurs en série. C’est un pays d’intense consommation, de démesure dans tout, y compris dans les rapports humains.

    Ils ont un renouveau permanent, mais la différence entre ce qu’on leur dit de faire et ce qu’ils vivent au quotidien est énorme.

    On tire sans cesse sur « l’élastique mental de chaque individu » en leur disant qu’ils peuvent faire certaines choses, mais qu’il ne faut pas les faire car ce n’est pas bien.

    Mais l’être humain n’a pas forcément la plasticité mentale suffisante pour vivre ainsi.

     

    Question d’une personne dans le public (petite interruption de l’exposé):

    Pourquoi représente-t-on le tueur en série comme quelqu’un d’extrêmement intelligent ?

    Maxime Chattam : Il y a une surenchère car c’est beaucoup plus intéressant à écrire. Cela fait beaucoup plus peur et le tueur en série devient davantage le croquemitaine qu’on attend. Mais les ¾ des tueurs en série sont des pauvres types, pas plus intelligents que la moyenne.

     

    Statistiquement, les trois pays qui créent le plus grand nombre de tueurs en série sont :

    -L’Afrique du Sud

    -Les USA

    -La Russie

    Ils ont un mode de vie qui entre en contradiction avec ce qu’ils pensent et leur histoire. Du coup, cela provoque l’explosion des déviances et la naissance de tueurs en série.

     

    Conclusion :

    Les thrillers ont du succès aujourd’hui car ils incarnent les questions que l’on se pose en période de crise. C’est un moyen de nous rassurer car on a besoin de comprendre, d’avoir moins peur et d’avoir un nouveau cadre.

     

     

    QUESTIONS DU PUBLIC

     

    -Pouvez-vous vous décrire comme un écrivain engagé ?

    Maxime Chattam : « Engagé à écrire du divertissement qui pose des questions. »

    Il associe le divertissement aux peurs pour permettre de décortiquer ces dernières. Il cherche à donner des réponses aux questions qu’il se pose dans ses romans.

    D’ailleurs, son prochain thriller, La Conjuration Primitive (« à ne pas mettre entre toutes les mains ! »), pose les questions suivantes : Quelle est la place du tueur en série dans la société d’aujourd’hui ? Que peut-on faire d’eux ? Et que se passerait-il s’ils décidaient de se rassembler pour montrer qu’ils existent et demander à avoir une place dans notre société ?

    Il déteste la littérature juste divertissante, qui n’apporte aucune réponse.

     

    -Si la construction du serial killer se fait par la société, ou dans son enfance, est-il vraiment responsable de ses actes ?

    Maxime Chattam : Oui, car il n’est pas fou.

     

    Voici maintenant la retranscription de la question que j’ai posée à Maxime Chattam, ainsi que les vidéos… Désolée si elles bougent un peu… J’étais en zoom et je ne regardais pas tout le temps l’écran de mon appareil… (et j’étais un peu impressionnée malgré tout…)

     

     

     

    -Tout à l’heure quand vous exposiez l’historique du thriller et des différentes crises… est-ce qu’on peut également comparer avec la littérature fantastique qui prend également une place importante pendant ces différentes périodes ?

    Maxime Chattam (vidéo 1) : Oui, je pense… Je ne l’ai pas exposé tout à l’heure parce que ça m’est sorti de la tête, alors que j’avais prévu d’en parler. Vous faites bien de le dire. La littérature gothique est née à peu près au même moment que la littérature policière. Les grands, grands, grands romans gothiques sont des romans du XIXème siècle. Melmoth… le plus grand roman gothique qui est l’un des premiers vrais romans gothiques est né à cette époque là. Frankenstein, etc… on les connaît. Mais la littérature gothique, donc celle qui va donner naissance au fantastique… L’homme qui rit de Victor Hugo (Remarque : dans la vidéo Maxime dit Jules Verne, mais je pense qu’il s’agit d’un lapsus… Verne étant connu pour ses romans assez en avance sur son temps, il devait probablement penser à lui en ce qui concerne la littérature fantastique) – j’en parle parce qu’en ce moment je crois qu’on en parle beaucoup à cause d’un film qui va venir – est aussi un grand roman gothique. La littérature fantastique est une littérature qui, de la même manière, incarne les grandes questions de la société, des gens. Sauf qu’elle est plus cloisonnante. Elle est moins fédératrice, du coup elle est moins populaire. Et un grand succès de littérature fantastique est rarement comparable avec un grand succès de littérature policière. A l’exception de Harry Potter, mais encore une fois, là c’est une exception.

     

    Maxime Chattam (vidéo 2 : Maxime s’était arrêté et une autre idée lui venant, il a poursuivi sa réponse, que voici) : [Dans la littérature fantastique] il y a, de la même manière que dans la science-fiction aussi, il y a une dimension d’évasion : vraiment rejeter le monde, quitter un monde qui nous fait peur pour aller s’évader dans un autre. Le succès d’Avatar, etc… a été… Avatar le film, quel qu’il soit… enfin quoi qu’on pense de ce qu’il est, scénaristiquement parlant c’est très simple. Mais c’est juste… c’est tellement un tel voyage, que ça dépaysement tellement que voilà, on fuit la réalité et c’est ça la littérature fantastique aussi. C’est un moyen de fuir la réalité. La littérature fantastique ou de science-fiction n’a pas l’obligation – en tout cas pour être… pour bien fonctionner, je pense – de poser autant de questions que le polar se doit d’en poser. Parce que le polar doit être encré dans le réel, et si on veut aller au-delà de juste l’investigation criminelle et du divertissement, il faut que le polar pose des questions. Polar ou thriller, bien sûr.

     

    -Quand vous écrivez un roman, est-ce que vous faites des plans, avec les différents moments ou est-ce que vous écrivez au fil de l’eau ?

    Maxime Chattam : Il y a autant de méthodes que de romanciers. Lui considère que le personnage est au service de l’auteur et de l’histoire. « Je suis un dictateur avec mes personnages ». S’ils venaient à exister dans notre monde, il serait en mauvaise posture.

    Un auteur a besoin d’une raison pour écrire un roman, il a besoin d’être animé par quelque chose pour se lever le matin. Plus Maxime décortique, plus cela le rassure, même s’il se pose de plus en plus de questions.

    Puis, il cherche à créer un suspens permanent pour illustrer son propos du roman. Il structure énormément son récit. Le thriller est construit, analysé, articulé pour éviter des cliffhangers artificiels.

     

    -L’hypermédiatisation des tueurs de masse n’est-elle pas une demande de la part des gens ?

    Maxime Chattam : Il y a une demande en effet, mais est-ce qu’on doit la satisfaire quand on pense aux conséquences que cela entraîne ?

    Quand on prend l’exemple de Colombine, on se rend compte aujourd’hui que tous ceux qui agissent comme eux ont pris exemple sur ces tueurs (tenue, revendications, méthodes…). Leur interdire le droit à l’immortalité est important. Maxime ne veut pas d’une société qui encense les criminels comme eux et il pense qu’il faudrait ouvrir le débat sur ce sujet.

    Comme tout individu de sexe masculin, le tueur en série a besoin d’une forme de jouissance dans sa vie. Il ne recherche pas la célébrité et n’a pas besoin de stimulation extérieure. Alors que c’est le cas des tueurs de masse qui sont constamment sous pression et finissent par exploser. Et parce qu’il y a des précédents, ils savent qu’ils peuvent exister aux yeux du monde en tuant, alors, ils passent à l’acte.

    Il n’est pas non plus d’accord quand on dit que les jeux vidéos sont dangereux et fabriquent des tueurs. Cependant, il faut se demander pourquoi des enfants, des adolescents aiment passer des heures sur des jeux ultra-violents.

     

    -On parle du cerveau reptilien de l’homme. Est-ce que la peur peut venir de là ? Et aujourd’hui, on évoque la possible existence de mondes parallèles. Est-ce que vous seriez davantage un phénix renaissant de ses cendres ou une colombe en croisade contre les sociétés actuelles ?

    Maxime Chattam : Pour ce qui est des mondes parallèles, il ne sait pas. C’est une théorie intéressante, mais il a besoin de preuves. Il ne croit que ce dont il a la preuve.

    Concernant le cerveau reptilien, toutes les peurs ne viennent pas de là. Mais les plus profondes viennent du cerveau reptilien (la peur du noir par exemple). Les atavismes (notions génétiques très anciennes, encrées en nous) sont nombreux chez l’Homme.

    Les individus développent ensuite des peurs qui leur sont personnelles en fonction de leur vécu.

    Mais le cerveau reptilien a une influence sur nous aujourd’hui. Il est primitif, difficile à contraindre et on ne contrôle pas totalement ses mécanismes.

    Maxime se pose d’ailleurs la question : est-ce que l’influence du cerveau reptilien fait que l’homme est plus influençable que la femme ?

     

    FIN DE LA CONFERENCE

     

    Il était environ 19h, 19h10 lorsque la séance s’est terminée et de nombreuses personnes se sont mises à faire la queue pour obtenir une dédicace et parler un instant à l’auteur.

    Lorsqu’est arrivé mon tour, j’ai fait dédicacer : Le 5ème Règne et Autre-Monde I :  L’Alliance des Trois.

     

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    J’ai demandé également à Maxime Chattam si je pouvais lui parler quelques instants après la séance de dédicaces au sujet d’un projet scolaire que je dois mener et pour lequel j’aurais besoin de son soutien. Il a accepté de me voir après la séance de dédicaces.

     

    Lorsqu’il a terminé de signer les livres de ses lecteurs, le président lui a fait signer le livre d’or de l’UPTC que Maxime a dédicacé avec plaisir. Puis, le président lui a tendu une enveloppe contenant « une humble participation pour le remercier de sa venue », comme il le font pour tous leurs intervenants. Maxime, gêné, a refusé en expliquant qu’il ne fait pas cela pour l’argent. D’un commun accord, il a donc été décidé que l’argent récolté serait reversé à l’Armée du Salut.

     

    Enfin, en quittant la salle, j’ai pu discuter quelques instants avec Maxime au sujet du projet scolaire que je dois mener. Cela consiste en une enquête par sondage que je dois réaliser pour valider une de mes épreuves de Master.

    Le thème : L’utilisation des différents supports Internet par les écrivains.

    Etant donné que Maxime Chattam utilise plusieurs supports différents, j’ai pensé qu’il serait intéressant de savoir comment ses lecteurs les utilisent et ce qu’ils en attendent. J’ai donc demandé à Maxime s’il y avait la possibilité de déposer le lien vers mon sondage sur son Facebook Officiel. Je lui avais envoyé un message pour lui en parler et il m’a dit qu’il le regarderait et me tiendrait au courant de ce qu’il peut faire.

     

    Et avant de partir, j’ai également eu la chance de pouvoir prendre une photo avec Maxime, avec l’aide très appréciable du président de l’UPTC.

     

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    Une nouvelle fois, merci à Maxime Chattam pour ce très bon moment et cette intervention des plus intéressantes !


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